05 mars, 2006

Snoopy le chat qui se confine tout seul

Pourquoi risquer la grippouya ou le chikounaviaire quand on a des coussins dodus et moëlleux ?...




Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Baudelaire

9 commentaires:

persil a dit…

je veux qu'on me rende mon Brutuuuuuuuus!!!!

elle me manque cette sale bête:(

penglobe a dit…

- quand je hurle toute la foret frissonne dit le loup
- quand je rugis, toute la savanne tremble dit le lion
- quand j'eternue toute la planete est confinée dit le poulet !

Papilles et pupilles a dit…

j'ai adoré le commentaire de Penglobe !! :)

Myriam a dit…

:P

Tarzile a dit…

Merci pourle poème de Baudelaire. Il connaissait l'animal...

T.

Karine a dit…

Ahah ! Penglobe !

Ghislaine a dit…

T'as vu le reflet du flash dans les prunelles de Snoopy.

Brod a dit…

Pauvre bête. Il me semble qu'il lui manque un petit coussin. Si regarde bien, il n'a rien pour caler convenablement ses pauvres reins.

Brod a dit…

... Là, tout près de la queue